Tréveten Albert-Louis-Eugène

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
118e Régiment d’infanterie
Disparu au combat
1896-1914

Né à Toulon (Var), le 29 août 1896, de Louis, Marie Tréveten, deuxième maître mécanicien de la flotte et d’Eugénie, Louise, Marie Le Hénaff. Recrutement de Lorient. Matricule 200. Classe 1914/1916. Le 7 août  1914, il s’engage pour la durée de la guerre au 118e régiment d’infanterie et disparaît au combat de Maissin (Belgique), le 22 août 1914 à l’âge de 17 ans.  Son nom figure sur le monument aux morts de Keryado. Le 118e régiment d’infanterie arrive dans les Ardennes les 9 et 10 août 1914 et s’installe à Francheval avant de se diriger vers Auby où il cantonne. Les ordres sont formels : « L’ennemi sera attaqué partout où on le rencontrera. » Aussi, le 22 août, les soldats vêtus de leur élégante capote bleue et d’un pantalon garance du plus bel effet se dirigent vers Palisseul à la rencontre des troupes allemandes. « Dans un élan magnifique, les officiers, sabres au clair, les soldats, baïonnette au canon, se portent à l’assaut des positions ennemies fortement défendues par des fils de fer et de nombreuses mitrailleuses » qui les fauchent par grappes. À l’issue de la bataille, les commentaires sont élogieux : le 118e s’est brillamment comporté mais déplore la perte de nombreux soldats dont c’était le baptême du feu. Parmi ces derniers, les frères Albert et Maurice Tréveten sont tués à l’ennemi, le même jour et au même endroit, le sinistre 22 août 1914 à Maissin en Belgique.