24 octobre 1914 - 5 Morts pour la France

Coché Mathurin-Joseph

© Mémoire des Hommes
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Matelot fusilier de 2e classe
2e Régiment de fusiliers-marins
1895-1914

Né à Lorient, le 18 août 1895, d’Isabelle Coché, domestique. Recrutement de Lorient. Matricule 269593. Classe 1915. Il est tué à l’ennemi à Dixmude (Belgique), le 24 octobre 1914 à l’âge de 19 ans. Il habitait 107 rue de Brest à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.

Hervé Eugène

© Mémoire des Hommes
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Officier de 4e classe des équipages de la flotte
1er Régiment de fusiliers-marins
1870-1914

Né à Pont-Scorff (Morbihan), le 8 août 1870, de Julien Hervé, marin et de Marie, Josèphe Peltier, blanchisseuse. Il épouse à Cléguer (Morbihan), le 1er janvier 1898 Marie, Yvonne Le Luhandre. Recrutement de Lorient. Matricule 1414. Classe 1890. Il est tué à l’ennemi à Dixmude (Belgique), le 24 octobre 1914 à l’âge de 44 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le jeudi 10 décembre 1914. Il habitait 30, rue Félix Galabert à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.

Laffaille Adolphe-Francis

© Mémoire des Hommes
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Capitaine
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre
262e Régiment d’infanterie
1865-1914

Né à Brest (Finistère), le 17 mars 1865, d’Ernest, Jules, Louis Laffaille, lieutenant au 7e de ligne et d’Amélie, Ernestine Rousseau. Il épouse le 10 mai 1897 Judith, Marie-Anne Le Veillié. Recrutement de Brest. Matricule 119. Classe 1885. Il s’engage dans l’armée en 1886 et est affecté au 104e régiment d’infanterie puis au 62e RI. Il intègre ensuite l’École militaire d’infanterie à Saint-Maixent promotion «Saint-Pétersbourg» 1891-1892. Officier, il sert au 116e puis retrouve en 1906 le 62e régiment d’infanterie à Lorient. Il s’installe dans le quartier de la Nouvelle-Ville et coule des jours heureux au sein de sa famille. La déclaration de guerre met un terme à ce bonheur et il quitte Lorient, le 7 août 1914, pour «défendre le sol sacré de la Patrie menacée et déjà envahie.» Le 62e «débarque» dans les Ardennes (9 août) et après une marche harassante arrive en Belgique. Il est dirigé sur Maissin (22 août) et à l’approche du village «le feu de l’infanterie allemande devient à ce moment extrêmement violent, un ennemi invisible, en position sur les hauteurs de Maissin, avec un grand nombre de mitrailleuses, ouvre un feu nourri sur toutes les fractions qui essaient de descendre vers cette localité.» C’est le premier et le dernier baptême du feu pour de nombreux soldats ! Quelques jours plus tard, le 62e bat en retraite tout en infligeant de sérieuses pertes à l’ennemi. Le 27 août 1914, le capitaine Laffaille est grièvement blessé au moment où avec quelques hommes, il couvrait le repli d’un bataillon, faisant lui-même le coup de feu. Un instant avant d’être atteint, il répondait à un soldat qui l’apostrophait : «Mettez-vous à l’abri vous allez vous faire tuer !  Ça n’a pas d’importance, c’est pour donner l’exemple.» Il décède de ses blessures de guerre à Sailly-Saillisel (Somme), le 24 octobre 1914 à l’âge de 49 ans. Une messe chantée est célébrée pour «le repos de l’âme et le salut éternel du capitaine Adolphe Laffaille et de son frère» en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le mardi 22 février 1916. Lors de cette cérémonie religieuse devant une foule émue et recueillie, le chanoine Diffon, recteur de la paroisse salue les deux frères tombés l’un après l’autre au champ d’honneur. Il remarque : «Qu’un pays qui fournit tant de héros ne saurait périr. Ces héros sont en même temps de grands chrétiens, et c’est ce qui rend leur sacrifice encore plus glorieux et plus efficace.» Il habitait la rue Carnot à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor à Lorient et sur le livre d’or de la ville de Brest dans le Finistère.

Lestunff Auguste-Marie

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Quartier-maître
1er Régiment de fusiliers-marins
1890-1914
Disparu au combat

Né à Lorient, le 29 avril 1890, de Jean-Marie Lestunff, deuxième maître canonnier de la flotte et de Maria Nandelec, tailleuse. Recrutement de Lorient. Matricule /219473/1076. Classe 1910. Il disparaît au combat à Dixmude (Belgique), entre le 24 octobre 1914 et le 3 novembre 1914 à l’âge de 24 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Brigitte de Merville, le mardi 19 janvier 1915. Il habitait 28 rue des Noyers à Lorient. Son nom figure sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

Monot Louis-Paul-Antoine

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Matelot de 2e classe mécanicien
Médaille militaire
Croix de guerre avec étoile de bronze
1er Régiment de fusiliers-marins
1890-1914

Né à Lorient, le 26 janvier 1890, de Louis Monot, maçon et de Marie Coïc. Il épouse à Lorient, le 28 février 1914 Gabrielle, Vincente Poulériguen, brodeuse. Recrutement de Lorient. Matricule 242773. Classe 1910. Il est tué à l’ennemi à Dixmude (Belgique), le 24 octobre 1914 à l’âge de 24 ans. Alors qu’elle allaite leur premier enfant, Gabrielle, née le 31 octobre 1914, les autorités de la ville, lui annoncent le décès de son mari. De saisissement, elle lâche son bébé, heureusement sans gravité. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Brigitte de Merville, le samedi 2 janvier 1915. Il habitait 53 rue Ratier à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.