26 février 1915 - 4 Morts pour la France

Bouligand Georges-Charles-Marie

© Mémoire des Hommes
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Caporal
91e Régiment d’infanterie
1891-1915

Né à Lorient, le 20 novembre 1891, de Pierre, François Bouligand, instituteur communal et de Marie-Louise Le Porhic. Recrutement de Lorient. Matricule 13097/311. Classe 1911.  À la mobilisation, Georges Bouligand est affecté au 91e régiment d’infanterie. Depuis le 15 septembre 1914, le 91e est en Argonne et s’oppose courageusement aux assauts répétés des forces ennemies. La vie dans les tranchées est difficile : « Les hommes sont sans couvertures, sans toile de tente, il est impossible de faire du feu, il pleut, les premiers froids se font sentir, le ravitaillement s’effectue seulement la nuit, où les aliments froids sont apportés difficilement. » Pourtant le 91e ne cède rien et tient fermement la position à tel point qu’il est félicité pour avoir dressé « un mur infranchissable contre les attaques allemandes en Argonne. » Après une période de repos et de formation en vue des actions offensives à venir, il occupe dans la nuit du 25 au 26 février 1915 le secteur de Beauséjour dans la Marne. Il est chargé d’attaquer en liaison avec les régiments coloniaux les tranchées adverses fortement protégées et difficiles d’accès. Le 26 février 1915, les troupes se lancent à l’assaut et progressent malgré la défense acharnée de l’ennemi. Lors de cet engagement meurtrier, le soldat Georges Bouligand tombe au champ d’honneur. Il est déclaré tué à l’ennemi lors d’une charge à la baïonnette à la ferme de Beauséjour (Marne), le 26 février 1915 à l’âge de 23 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale Le Pont-du-Marson à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus dans la Marne. Ossuaire n° 4. Il habitait la rue Jules-Simon à Lorient. Son nom figure sur la stèle commémorative du lycée de Lorient et sur le livre d’or 1914-1919 du lycée de Montpellier dans l’Hérault. Il était le fils unique de Pierre Bouligand[2], instituteur à l’école communale de Kerentrech et conseiller général du 2e canton de Lorient de 1907 à 1930. Une stèle sur la sépulture de la famille au cimetière de Kerentrech rappelle sa mémoire. Carré 3 -Tombe n° 19. 

Le Déaut Joseph-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
72e Régiment d’infanterie
1882-1915

Né à Languidic (Morbihan), le 23 janvier 1882, de Thomas Le Déaut, cultivateur et de Marie, Joseph Le Marec, cultivatrice. Il épouse à Languidic (Morbihan), le 26 janvier 1908 : Marie, Josèphe Guhénec. Recrutement de Lorient. Matricule 15163/2527. Classe 1902. Ouvrier aux établissements maritimes du port de Lorient, il est mobilisé le 30 septembre 1914 au 62e régiment d’infanterie. Quelques semaines plus tard, il passe au 72e régiment d’infanterie et est blessé le 26 novembre 1914 au Bois de la Gruerie dans la Marne. Rétabli, il rejoint le front en janvier 1915 et est tué à l’ennemi à Mesnil-lès-Hurlus (Marne), le 26 février 1915 à l’âge de 33 ans. Il habitait 24, rue Lesage à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

Le Flohic Louis-Joseph

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
19e Régiment d’infanterie
1895-1915

Né à Lorient, le 6 décembre 1895, de Louis, Léon Le Flohic, brigadier de police et de Marie, Vincente Le Moizan. Recrutement de Lorient. Matricule 7391/592. Classe 1915. Le 16 décembre 1914, il est incorporé au 19e régiment d’infanterie et décède de maladie contractée en service à l’hôpital maritime de Brest (Finistère), le 26 février 1915 à l’âge de 19 ans. La cérémonie religieuse ayant eu lieu à Brest, son corps est rapatrié et inhumé au cimetière de Carnel à Lorient, le mardi 2 mars 1915. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech à Lorient et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Il habitait 64 rue Beauvais à Lorient. Cet employé des établissements Delory à Lorient était le fils de l’adjudant Le Flohic de la police municipale.

Le Quilliec Théodore-Louis-Joseph

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
2e Régiment d’infanterie coloniale
1894-1915

Né à Lorient, le 15 janvier 1894, de Joseph, Marie Le Quilliec, quartier-maître de la flotte et de Marie-Louise Laurent. Recrutement de Lorient. Matricule 10579/1433. Classe 1914. Il est incorporé le 10 septembre 1914 au 28e régiment d’artillerie et passe le mois suivant au 2e régiment d’infanterie coloniale. Il décède de ses blessures de guerre à l’hôpital Chanzy de Sainte-Menehould (Marne), le 26 février 1915 à l’âge de 21 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Sainte-Menehould. Tombe n° 2913. Il habitait 40 rue de la Ville-en-Bois à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech. Le mois précédent (26 Janvier 1915) son frère Armand décède de ses blessures de guerre au sanatorium de Zuydcoote dans le Nord.