14 juillet 1915 - 11 Morts pour la France

Dervout Jean-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
Médaille militaire
Croix de guerre avec étoile de bronze
2e Régiment d’infanterie coloniale
1885-1915
Disparu au combat

« Brave soldat. Tombé pour la France, le 14 juillet 1915 au bois Baurain » Journal officiel du 7 septembre 1922.

Né à Guidel (Morbihan), le 16 septembre 1885, de Jean-Marie Dervout, journalier et de Marie, Mathurine Horel, tailleuse. Recrutement de Lorient. Matricule 07366/1208. Classe 1905. Le 6 septembre 1914, il est mobilisé au 2e régiment d’infanterie coloniale à Brest dans le Finistère et rejoint le front, le 26 octobre 1914 au bois de la Grurie en Argonne. Il connaît alors les durs engagements, les longues attentes tapies dans les tranchées rongé par la vermine, le froid et l’humidité. L’espérance en une guerre courte s’est estompée et les soldats s’apprêtent en 1915 à vivre des moments difficiles. C’est le cas des bataillons coloniaux félicités l’année précédente pour avoir «servi d’exemple par leur tenue au feu, leur activité intelligente, leur mépris des fatigues et leur mordant.» L’offensive à outrance est toujours en vigueur et le régiment du soldat Dervout s’apprête à participer à l’attaque des lignes ennemies dans le secteur du Bois-Baurain. Le 14 juillet 1915, le régiment se lance à l’assaut des positions allemandes. Au prix de nombreuses pertes, les troupes progressent lentement balayées par le tir des mitrailleuses et le bombardement incessant de l’artillerie. Pourtant, elles investissent le Bois-Baurain et se heurtent ensuite à la contre-attaque allemande au bois de la Grurie qui est repris partiellement. À la fin de l’engagement, le 2e régiment d’infanterie coloniale déplore la perte de 28 officiers et 1322 hommes, tués, blessés ou disparus. Le brave soldat Dervout fait partie des disparus à tout jamais enseveli dans une sape. Il est déclaré disparu au combat au Bois-Baurain à Servon-Melzicourt (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 29 ans. Il habitait 35, rue Docteur-Villers à Lorient. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le samedi 28 juin 1919.

Le Bellégui Pierre-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Sergent
2e Régiment d’infanterie coloniale
1889-1915

Né à Riantec (Morbihan), le 25 octobre 1889, de Jean, François Le Bellégui et de Marie, Julienne Le Livec. Recrutement de Lorient. Matricule 010148/1170. Classe 1909. Il est tué à l’ennemi au Bois-Baurain (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 25 ans.

Le Cabellec Henri-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
2e Régiment d’infanterie coloniale
1895-1915
Disparu au combat

Né à Lorient, le 16 mars 1895, de Joseph, Marie Le Cabellec, journalier et de Jeanne, Marie, Françoise Hémon, journalière. Recrutement de Lorient. Matricule 11913/563. Classe 1915. Le 16 décembre 1914, il est incorporé au 2e régiment d’infanterie coloniale et disparaît au combat au Bois-Baurain (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 20 ans. Il habitait 22 place de la Côte-d’Alger à Lorient.

Le Crohenec Joseph-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Sergent
4e Régiment d’infanterie coloniale
1888-1915
Armée d’Orient

Né à Inguiniel (Morbihan), le 18 mars 1888, de Louis Le Crohenec, cantonnier et de Marie, Françoise Guillermic, ménagère. Époux d’Anna, Yvonne, Marie Le Tutour. Recrutement de Lorient. Matricule 2151. Classe 1908. Le 2 août 1914, il est mobilisé au 2e régiment d’infanterie coloniale et est blessé le 14 septembre 1914 lors de la bataille de la Marne. Rétabli, il est affecté au 4e régiment d’infanterie coloniale et est tué à l’ennemi au ravin de Kérévès-Déré (Turquie), le 14 juillet 1915 à l’âge de 27 ans. Il est inhumé au cimetière militaire de Seddul-Bahr en Turquie. Tombe n° 1126.

Le Gousse Alfred-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Adjudant-chef
2e Régiment d’infanterie coloniale
1876-1915

Né à Lorient, le 6 décembre 1876 de Jean, Marie Le Gousse, gendarme départemental à pied et de Marie, Hélène Cadoudal. Il épouse à Rochefort (Charente-Inférieure), le 24 juillet 1903, Anastasie, Jeanne, Marie Bignon. Recrutement de Lorient. Matricule 09015/1358. Classe 1896. À la suite de l’École militaire des Andelys, il est affecté au 2e régiment d’infanterie de marine. Il commence une carrière coloniale au Sénégal, en Cochinchine, à Madagascar, en A.O.F et au Soudan. Il retrouve la vie civile en 1910 et travaille à Tréboul dans le Finistère puis à Carnac dans le Morbihan au service des contributions indirectes. Mobilisé en 1914, il est affecté au 2e régiment d’infanterie coloniale et est tué à l’ennemi au Bois-Baurain (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 38 ans. Son nom figure sur le monument commémoratif de l’école militaire des Andelys dans l’Eure.

Le Pogam François-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
5e Régiment d’infanterie coloniale
1893-1915

Né à Lorient, le 14 juillet 1893, de François, Léon, Édouard Le Pogam, ajusteur au port et de Marie, Perrine Calvar. Recrutement de Lorient. Matricule 2/9073/76. Classe 1913. Il est tué à l’ennemi au Bois de la Grurie (Marne), le 14 juillet 1915, le jour anniversaire de ses 22 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale La Harazée à Vienne-le-Château dans la Marne. Ossuaire n° 1. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Brigitte de Merville, le jeudi 19 août 1915. Il habitait 22 rue Sainte-Anne à Lorient. Son nom figure sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

Le Tutour Louis-Joseph

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
2e Régiment d’infanterie coloniale
1884-1915

Né à Lorient, le 6 janvier 1884, de Jean-Louis Le Tutour, charcutier et d’Octavie, Joséphine Kuntz. Il épouse à Lorient, le 23 mai 1910, Anne, Eugénie Séguin. Recrutement de Lorient. Matricule 02547/291. Classe 1904. Le 13 août 1914, il est mobilisé dans les troupes coloniales et décède de ses blessures de guerre contractées au Bois-Baurain (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 31 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, le vendredi 4 août 1916. Il habitait 83 rue du Port à Lorient.

Lubin Joseph-Alban

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
2e Régiment d’infanterie coloniale
1889-1915
Disparu au combat

Né à Port-Louis (Morbihan), le 25 juin 1889, de Joseph, Mathurin, Alban Lubin, menuisier et de Marie, Augustine, Eliza Le Quérré, couturière. Recrutement de Lorient. Matricule 08140/74. Classe 1909. Il disparaît au combat au Bois-Baurain dans le secteur de Vernon (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 26 ans. Il habitait 20 rue de la Comédie à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis. Son frère Victor est tué à l’ennemi, la même année, le 23 septembre 1915 en Alsace.

Marquizeaux Émile-François-Joseph

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Sous-lieutenant
2e Régiment d’infanterie coloniale
1877-1915

Né à Lorient, le 23 juillet 1877, d’Émile, Adolphe Marquizeaux, premier commis aux vivres de la marine et de Marie Jouannet, tailleuse. Recrutement de Lorient. Matricule 1233. Classe 1897. Le 1er août 1914, il est rappelé à l’activité au 2e régiment d’infanterie coloniale et est tué à l’ennemi au Bois-Baurain (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 37 ans. Il habitait 31 rue du Finistère à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis, du lycée et sur le monument aux morts du carré militaire du cimetière de Carnel à Lorient. Il est également mentionné sur les plaques commémoratives de l’église Notre-Dame de Clignancourt à Paris 18e.

Robert Corentin-Yves

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
2e Régiment d’infanterie coloniale
1882-1915
Disparu au combat

Né à Lorient, le 17 février 1882, d’Eugène, François Robert, charpentier au port et de Marie, Françoise Le Halper. Il épouse à Lorient, le 7 septembre 1905, Henriette, Jeanne Créach. Recrutement de Lorient. Matricule 02590/251. Classe 1902. Ouvrier aux établissements maritimes du port de Lorient, il est mobilisé le 3 août 1914 au 2e régiment d’infanterie coloniale. Il disparaît au combat à Servon-Binarville (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 33 ans. Il habitait 22 rue de Larmor à Lorient.

Trémel François-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
2e Régiment d’infanterie coloniale
1886-1915
Disparu au combat

Né à Lorient, le 19 février 1886, de Jean-Marie Trémel, couvreur et de Marie, Françoise Galliot. Il épouse à Lorient, le 22 février 1912, Victoria Duclos. Recrutement de Lorient. Matricule 08175/860. Classe 1906. Ouvrier aux établissements maritimes de Lorient, il est mobilisé le 7 septembre 1914 et part au front avec le 2e régiment d’infanterie coloniale le 26 décembre 1914. Il disparaît au combat au Bois-Baurain (Marne), le 14 juillet 1915 à l’âge de 29 ans. Il habitait 15 rue du Lycée à Lorient.