12 mai 1915 - 3 Morts pour la France

Dudal Victor-Charles

© Mémoire des Hommes
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Sergent
6e Régiment d’infanterie coloniale
1887-1915

Né à Lorient, le 5 mai 1887, de Victor, Paul Dudal, forgeron au port et de Francine, Marie Lelan, lingère. Recrutement de la Seine (4e bureau). Matricule 7525/1353. Classe 1907. Il décède de ses blessures de guerre à Philippeville (Algérie), le 12 mai 1915 à l’âge de 28 ans. Il serait inhumé au cimetière de Philippeville. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le vendredi 18 juin 1915.

Goudot Albert-Marie

© Mémoire des Hommes
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Enseigne de vaisseau de 1e classe
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre
1er Régiment de fusiliers-marins
1892-1915

« Jeune officier de la plus haute valeur, tué d’une balle au cœur, le 12 mai 1915, en préparant la défense de sa position devant une contre-attaque allemande. »
Né à Lorient, le 8 janvier 1892, d’Édouard, Marie, Viventiole Goudot, lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d’honneur et de Marie, Olympe, Anna Soynié. Recrutement de Toulon.  Classe 1912. Il est tué à la ferme de Saint-Georges à Nieuport (Belgique), le 12 mai 1915 à l’âge de 23 ans. Après de bonnes études au collège Saint-Louis à Lorient, il intègre l’École Sainte-Geneviève à Paris (1908-1910) et prépare le concours d’entrée à Polytechnique. Reçu en 1910, il demande à rejoindre par tradition familiale la marine. Alors qu’il termine son « apprentissage » sur le vaisseau-école Jeanne d’Arc, la guerre éclate. C’est après l’épisode glorieux de Dixmude qu’il rejoint (le 11 novembre 1914) la brigade des fusiliers-marins de l’amiral Ronarc’h. Il fait rapidement l’unanimité au sein du régiment par ses grandes qualités morales et son sérieux et s’efforce de vivre pleinement sa devise personnelle : « Faire le mieux possible tout ce que l’on fait. » Le lieutenant Goudot s’illustre particulièrement lors de l’offensive allemande du 23 avril 1915 à Steenstraat, en prenant le commandement de sa compagnie avec sang-froid et autorité et en repoussant un ennemi particulièrement menaçant. Quelques semaines plus tard, il est tué à la tête de ses hommes « d’une balle au cœur » à la ferme de Saint-Georges à Nieuport (Belgique), le 12 mai 1915 à l’âge de 23 ans. Après sa mort glorieuse au champ d’honneur, l’aumônier du 1er régiment de fusiliers-marins écrit à ses parents : «Nous avions tous la plus grande estime pour votre fils Albert, qui était un garçon complet, d’une étendue, d’une sureté, d’une maturité singulièrement au-dessus de son âge. C’était en plus, un jeune homme charmant, si cultivé et si modeste, si franc, si droit, du plus beau caractère, ayant le cœur aussi haut et aussi bon qu’il avait qu’il avait l’esprit fin et élevé (…) Je puis dire quel chrétien il était. Une dizaine de jours avant sa mort, il s’était confessé avec des sentiments admirables de foi, de piété et d’amour. Nous avons ensuite récité des prières ensemble, dans une petite chapelle perdue dans la dune. Des larmes coulaient de ses yeux. Le lendemain il vint assister à la messe dans la même chapelle, une messe de chevalerie, avec les prières récitées par tous et pieusement, il communia. Il renouvela le sacrifice fait à Dieu, s’offrit pour la France. À son enterrement, les survivants de la 6e compagnie étaient bien émus, car ils avaient pour leur Lieutenant un vrai culte. Le deuxième maître, Nicolas, qui les commandait, avait été dans la nuit où votre fils a été tué, blessé à la tête et évacué sur une ambulance où, dans la journée du 13, il apprit du médecin qui le pansait que son Lieutenant avait été tué. Et sans attendre que le pansement fût achevé, il se précipite vers l’endroit où on lui avait dit que se trouvait  votre fils et se jette en pleurant sur le corps. Lorsqu’il se releva, il alla retrouver le docteur et lui dit : «  Pansez-moi, de façon que je puisse retourner à ma compagnie ; je veux venger mon Lieutenant. » Le soir même malgré sa blessure, il avait rejoint son cantonnement. Je pensais souvent, en voyant cette âme d’élite, que ce serait une victime que Dieu se choisirait. » Une messe est dite pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le lundi 9 décembre 1918. Sa dépouille mortelle et celle de son frère André, tombé au champ d’honneur le 6 octobre 1918 dans l’Aisne sont rapatriées du front, le dimanche 21 mai 1922 à Vannes puis à Lorient. Leurs obsèques sont célébrées en l’église Saint-Louis, le mercredi 24 mai 1922, suivies de l’inhumation au cimetière de Carnel. Carré 10 - Tombe n° 1. Une stèle sur la tombe de la famille rappelle leur héroïsme : Le nom d’Albert Goudot figure sur les plaquettes commémoratives de l’église et de l’institution Saint-Louis et sur le monument aux morts du carré militaire du cimetière de Carnel à Lorient. Il est également inscrit sur le livre d’or de l’École Sainte-Geneviève à Versailles dans les Yvelines et sur le monument commémoratif « À la gloire des polytechniciens morts pour la France » à Paris 5e.

Piquard Camille-Édouard

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
Médaille militaire
Croix de guerre
71e Régiment d’infanterie
1894-1915

Né à Lorient, le 11 mars 1894, d’Yves, Marie Piquard, ajusteur au port et de Marie, Léontine Botlanne, tailleuse. Recrutement de Lorient. Matricule 1148. Classe 1914. Il décède de ses blessures de guerre à l’hôpital temporaire de Verdun (Meuse), le 12 mai 1915 à l’âge de 21 ans. Une messe est dite pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le vendredi 28 mai 1915. Sa dépouille mortelle est rapatriée du front, le samedi 27 mai 1922 Vannes puis à Lorient. Ses obsèques sont célébrées en l’église Saint-Louis, le lundi 29 mai 1922, suivies de l’inhumation au cimetière de Carnel. Il habitait 16 rue du Blavet à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.