9 mai 1915 - 6 Morts pour la France

Le Mouël Louis-Félix-Vincent

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
2e Régiment de marche du 1e étranger
1887-1915
Disparu au combat

Né à Lorient, le 21 mars 1887, de Louis, Félix Le Mouël, charron au port et d’Anne-Marie Brézulier. Recrutement de Lorient. Matricule 16520/1427. Classe 1907.  Le 9 juillet 1914, Il s’engage à la Légion étrangère. Il disparaît au combat à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), le 9 mai 1915 à l’âge de 28 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le mercredi 15 septembre 1915. Il habitait 19 rue Louis Blanc à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech à Lorient et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

Lucas Prosper-Auguste-Marius

© Mémoire des Hommes
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Caporal
70e Régiment d’infanterie
1894-1915
Disparu au combat

Né à Lorient, le 10 décembre 1894, de Gilles, Pierre Lucas, gendarme maritime et de Caroline, Augustine Granger. Recrutement de Lorient. Matricule 6115/1135. Classe 1914. Le 13 septembre 1914, il est incorporé au 70e régiment d’infanterie. Le 9 mai 1915, le 70e se lance à l’assaut des tranchées ennemies. Les hommes se battent avec courage mais ils sont rapidement arrêtés par le réseau intact de fils de fer barbelés et par le feu intense des mitrailleuses. Le régiment fait état de 1797 hommes et 24 officiers blessés, tués ou disparus. Parmi ces derniers figure le soldat Lucas disparu sur le champ de bataille à Roclincourt (Pas-de-Calais), le 9 mai 1915 à l’âge de 20 ans. À l’issue de cette offensive, le 70e régiment d’infanterie est cité à l’ordre de l’armée : « S’est vaillamment porté, malgré le feu convergent des mitrailleuses, à l’assaut des premières tranchées ennemies, les a atteintes malgré de fortes pertes, et y a résisté jusqu’à ce qu’il ait été accablé par le nombre. A perdu les 9/10e de son effectif. » Le nom du brave caporal Lucas figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis à Lorient et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Il habitait la gendarmerie maritime de Lorient. Son frère René est tué à l’ennemi le 21 juin 1916 dans la Meuse. »


Mainguy François-Eugène

© Mémoire des Hommes
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Sergent
Médaille militaire
Croix de guerre avec étoile d’argent
70e Régiment d’infanterie
1890-1915
Disparu au combat

« Courageux sous-officier plein de zèle. Tombé glorieusement au champ d’honneur le 9 mai 1915 à Roclincourt en se portant à l’attaque avec sa vaillance coutumière. »  Journal officiel du 6 juillet 1924.

Né à Lorient, le 20 décembre 1890, de Thuriau Mainguy, maçon et de Cécile Colas, tailleuse. Recrutement de Lorient. Matricule 1286. Classe 1910. Le 9 mai 1915, lors de l’assaut des tranchées ennemies à Roclincourt (Pas-de-Calais), le sergent François Mainguy tombe glorieusement au champ d’honneur à l’âge de 24 ans. Il habitait Kergroise à Lorient.

Morvan Jean-Marie

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Deuxième maître fusilier
Médaille militaire
Croix de guerre avec étoile de vermeil
1er Régiment de fusiliers-marins
1878-1915
Disparu au combat

«Gradé d’élite, n’a jamais voulu se laisser évacuer malgré une santé précaire. Tué à son poste de combat, le 9 mai 1915.»

Né à Ploërdut (Morbihan), le 19 mars 1878, de Mathurin Morvan, laboureur et de Marie, Jeanne Thoraval, cultivatrice. Il épouse à Guémené-sur-Scorff (Morbihan), le 4 avril 1905, Marie, Julienne Morvant. Recrutement de Lorient. Matricule 1453/2330. Classe 1898. Le 19 décembre 1898, il s’engage pour cinq ans  au 3e dépôt des équipages de la flotte à Lorient. Après une période de formation, le jeune matelot rejoint Toulon et embarque à bord des cuirassés Charles-Martel (1900-1902) et Iéna (1902-1904) puis sur le vieux croiseur Cécille avant de revenir à Lorient. Par la suite, Il retrouve Toulon et sert sur différents bâtiments avant d’être affecté le 1er avril 1914 sur le Calédonien, bateau caserne du bataillon des apprentis-fusiliers à Lorient. À la déclaration de guerre, il rejoint le 1er régiment de fusiliers-marins du contre-amiral Ronarc’h et participe aux durs et violents combats de Melle et de Dixmude. Après une défense héroïque à Dixmude, les marins de la brigade héroïque de l’amiral Ronarc’h arrivent à Nieuport et participent en décembre 1914, aux attaques des tranchées allemandes de Steenstraete.

Après quelques jours de repos, les fusiliers-marins accueillent, le 11 janvier 1915, le président de la République, Raymond Poincaré et le ministre de la Marine qui viennent remettre le drapeau offert par Lorient à la brigade qui s’est battu héroïquement à Nieuport et Dixmude. Cette joie est cependant de courte durée car ils repartent dans la région de Nieuport commandée par le général Hély d’Oissel (1859-1937). C’est à nouveau, les affrontements sanglants et les bombardements ennemis qui rythment les jours, les semaines et les mois. Le 9 mai 1915, une violente préparation d’artillerie précède l’assaut des troupes allemandes sur tout le front « entre Nieuwendamme et la mer. » A l’issue de la journée, les fusiliers-marins déplorent la perte de « 63 tués et 178 blessés » parmi lesquels le  fusilier Jean Morvan, tombé glorieusement au champ d’honneur à Nieuport (Belgique), à l’âge de 37 ans. Il est cité le 9 mai 1915 à l’ordre de l’armée : « A fait preuve de la plus grande vigueur et d’un entier dévouement dans la défense d’une position stratégique très importante. » Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Joseph de Keryado, le mercredi 11 août 1915. Son nom figure sur le monument aux morts de Keryado.<xml></xml>

Pennec Georges-François-Louis

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Soldat de 2e classe
48e Régiment d’infanterie
1894-1915
Disparu au combat

Né à Quimperlé (Finistère), le 17 décembre 1894, de Théodore, Joseph, Marie Pennec, tanneur et de Marie, Françoise Laudrin, ménagère. Recrutement de Quimper. Matricule 06176/3870. Classe 1914. Il disparaît au combat à Bailleul (Pas-de-Calais), le 9 mai 1915 à l’âge de 21 ans.

Ribouchon Joseph-Augustin

© Mémoire des Hommes
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Matelot fusilier
Médaille militaire
Croix de guerre avec étoile de bronze
1er Régiment de fusiliers-marins 
1894-1915

« Mort glorieusement pour la France en faisant courageusement son devoir, le 9 mai 1915. »

Né à Lorient, le 7 janvier 1894, de Joseph, Augustin Ribouchon et de Jeanne, Marie Boulard, tailleuse. Matricule 285183. Classe 1914. Il est tué à l’ennemi à Nieuport (Belgique), le 9 mai 1915 à l’âge de 21 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale Notre-Dame-de-Lorette à Ablain-Saint-Nazaire dans le Pas-de-Calais. Tombe n° 9545. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le lundi 14 janvier 1916. Il habitait 68 rue de Brest à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.