17 avril 1916 - 5 Morts pour la France

Brélivet Jean-Marie

© Mémoire des Hommes
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Adjudant
116e Régiment d’infanterie
1882-1916

« Excellent chef de section. Le 17 avril 1916, a fait preuve du plus beau courage, en maintenant sa section dans une tranchée violemment bombardée. A été tué à son poste le même jour au cours de l’attaque qui a suivi. »

Né à Plomodiern (Finistère), le 21 mars 1882, de Jean Brélivet et de Marie, Anne Nicolas. Époux de Marie, Jeanne Philippe. Recrutement de Quimper. Matricule 13593/2553. Classe 1902. Il est tué à l’ennemi à Bras (Meuse), le 17 avril 1916 à l’âge de 34 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le samedi 3 juin 1916. Il habitait 6 rue de la Comédie à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.  

Brenier Hippolyte-Juste

© Mémoire des Hommes
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Lieutenant
Médaille militaire
Croix de guerre avec palme
120e Régiment d’infanterie
1873-1916

« Vieux soldat depuis peu sur le front, fait très bonne figure et commande parfaitement sa section. Très méritant. »

Né à Le Champ-près-Froges (Isère), le 20 décembre 1873, d’Hippolyte Brenier, cultivateur et d’Adèle, Félicie Brunet-Combet, ménagère. Recrutement de Grenoble. Matricule 519/15. Classe 1893. Après diverses affectations, ce militaire de carrière entre à l’École militaire de gymnastique et d’escrime en 1900 et sert à Lorient au 62e régiment d’infanterie entre 1903 et 1915. Il est tué à l’ennemi au Bois-de-la-Caillette à Verdun (Meuse), le 17 avril 1916 à l’âge de 43 ans. Un service funèbre est célébré pour cet ancien maître d’armes du 62e de ligne, en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le mercredi 31 mai 1916. Il habitait 10 rue des Glacis à Lorient. Son nom figure sur le monument aux morts de Le Champ-près-Froges.  

Jacob Albert-François

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
116e Régiment d’infanterie
1895-1916
Disparu au combat

« Soldat courageux et dévoué. A contribué courageusement à une contre-attaque et a montré le plus grand sang-froid. »

Né à Lorient, le 27 janvier 1895, de Joachim Jacob, peintre et de Marie, Josèphe Le Beux. Recrutement de Lorient. Matricule 10237/44. Classe 1915. Il disparaît au combat à Bras (Meuse), le 17 avril 1916 à l’âge de 21 ans. Il habitait 15 rue de l’Assemblée Nationale à Lorient. Son nom figure sur la stèle commémorative du lycée de Lorient.

Le Coënt Jean-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
41e Régiment d’infanterie
1893-1916

Né à Gourin (Morbihan), le 1er août 1893, d’Antoine Le Coënt, cultivateur et d’Anne Le Coz, ménagère. Recrutement de Lorient. Matricule 5594/2098. Classe 1913. Il décède de ses blessures de guerre à Four-de-Paris (Meuse), le 17 avril 1916 à l’âge de 22 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Florent-en-Argonne dans la Marne. Tombe n° 266. Son nom figure sur le monument aux morts de Gourin et sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech à Lorient.

Le Galo Ernest-Paul

© Mémoire des Hommes
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Sergent fourrier
62e Régiment d’infanterie
1889-1916

« Toujours prêt pour accomplir les missions les plus périlleuse. Le 17 avril 1916 s’est montré admirable par son calme et son sang-froid. A été tué pendant le bombardement en essayant de sauver la vie à un camarade enterré dans un abri. »

Né à Lorient, le 4 octobre 1889, d’Arthur, Pierre Le Galo, premier maître magasinier de la flotte et de Marie, Joséphine, Lucie Moannou. Il épouse à Lorient, le 31 août 1912, Berthe Bouyard. Recrutement de Lorient. Matricule 07533/450. Classe 1909. Cet instituteur est mobilisé au secrétariat d’état-major et de recrutement. Le 24 décembre 1914, il est affecté au 62e régiment d’infanterie et participe aux différents combats qui émaillent le parcours du régiment. Ce dernier est en avril 1916 dans le secteur de Verdun à proximité de la Côte du Poivre et fait face avec abnégation au déluge de feu qui s’abat quotidiennement sur les tranchées. Le 17 avril, « à partir de 4 heures, l‘ennemi arrose tout le terrain d’obus de 77, 105, 150, 210. Toutes les communications, téléphoniques et autres, sont impossibles (…) Depuis 7 heures le matin, la plupart des tranchées étaient nivelées, les défenses accessoires n’existaient plus, toutes les mitrailleuses étaient hors d’usage, la majeure partie des fusils étaient brisés, les cartouches des dépôts de tranchées et des fusées signaux étaient enterrées. En un mot, il ne restait plus rien, sauf des hommes dont on ignore le nombre de tués et de blessés sans défense aucune et rendus presque fous par le bombardement.1 » Lors de cette terrible journée, le sergent Le Galo victime de son courage et de son dévouement en tentant de sauver un camarade enseveli est tué à l’ennemi à la Côte-du-Poivre (Meuse), le 17 avril 1916 à l’âge de 26 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale Douaumont à Fleury-devant-Douaumont dans la Meuse. Tombe n° 5585. Une messe anniversaire est célébrée pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le jeudi 18 avril 1918. Il habitait 16 rue Blanqui à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.

1 Journal des marches et des opérations du 62e régiment d’infanterie.