21 février 1916 - 1 Mort pour la France

Guidon-Lavallée Louis-Charles-Eugène

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Sous-lieutenant
Croix de guerre avec palme
28e Régiment d’infanterie
1884-1916

« Le 21 février 1916, lors d’une violente attaque, gravement atteint, a maintenu sa section au feu, jusqu’à l’extrême limite de ses forces. »

Né à Paris 16e, le 20 septembre 1884, de Robert, François, Marie Guidon-Lavallée, employé et de Berthe, Louise Linde. Recrutement de Versailles. Matricule 2649. Classe 1904. Résidant au Canada, il est mobilisé le 12 octobre 1914 et part au front. Le 23 décembre 1914, il est blessé par un éclat d’obus à l’œil droit à Sapigneul dans la Marne. Apres plusieurs mois de convalescence, il est affecté au 228e régiment d’infanterie et se fait remarquer par sa bravoure et son sang-froid. Une citation récompense le jeune officier : «Le 28 septembre 1915, après avoir pris le commandement d’une compagnie dans des circonstances difficiles, a conquis une tranchée ennemie et s’y est maintenu une partie de la nuit avec quelques hommes qui restaient jusqu’à l’arrivée des renforts.» Après quelques jours de repos à Villers-Bretonneux dans la Somme, le 28e régiment d’infanterie occupe à partir du 11 janvier 1916, le secteur de Méharicourt-Maucourt. Le 21 février, une violente attaque d’artillerie allemande précède l’émission de nappe gazeuse. A la faveur de ce bombardement, l’ennemi qui tente de franchir les premières lignes françaises est vigoureusement refoulé. Quelques heures plus tard, les hommes intoxiqués par les gaz « tombent un à un, asphyxiés ou vomissant, empoisonnés.» C’est le cas du sous-lieutenant Guidon-Lavallée tué à l’ennemi à Maucourt (Somme), le 21 février 1916 à l’âge de 31 ans. Il est inhumé à Méharicourt puis à la nécropole nationale de Maucourt comme de nombreux soldats du 28e régiment d’infanterie gazés lors de l’attaque du 21 février 1916. Il habitait 41 rue Pérault à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor à Lorient.