18 octobre 1916 - 1 Mort pour la France

Vautier Victor-Alphonse

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Deuxième maître mécanicien
2e Escadrille de sous-marins
Sous-marin Mariotte  
1888-1916

« Au cours d’une mission périlleuse, le 26 juillet 1915, le sous-marin sur lequel il était embarqué, s’est trouvé dans une situation désespérée, ayant été accroché par des mines ; a montré un sang-froid et une discipline dignes de tout éloge et n’a évacué le bâtiment que sur un ordre formel, après avoir pris toutes les mesures nécessaires pour qu’il ne puisse tomber aux mains de l’ennemi. » Citation à l’ordre de l’armée. Journal officiel du 5 décembre 1919.

Né à Ploemeur (Morbihan), le 23 octobre 1888, de Victor, Alphonse Vautier, quartier-maître distributeur et de Lucie, Baptistine, Aline, Marie Laloup. Recrutement de Lorient. Matricule 2099. Classe 1908. Le sous-marin Mariotte surnommée « la Brosse à dents[1] » effectue une mission d’observation périlleuse dans les Dardanelles. Le 26 juillet 1915, le sous-marin en plongée accroche avec une hélice l’orin d’une mine du barrage de Chanak. Les manœuvres de dégagement restant vaines, il fait surface sous le feu de l’ennemi. Les batteries turques de Chanak-Kale endommagent sérieusement le sous-marin qui est soigneusement sabordé par l’équipage. Dans son rapport, le capitaine du Mariotte souligne la conduite exemplaire de l’équipage : « L’ordre a régné jusqu’au dernier moment et aucun indice de panique ne s’est manifesté ; il n’y a eu aucune bousculade pour quitter le bateau. L’équipage a fait preuve de la plus belle crânerie. Les Turcs ont envoyé une chaloupe qui a recueilli notre personnel. » Ce dernier est alors transféré au camp de Beleimadick en Turquie d’Asie et fait face aux éprouvantes conditions de captivité qui provoquent la mort de plusieurs marins dont le deuxième maître mécanicien Vautier, décédé de maladie au camp de Beleimadick (Turquie), le 18 octobre 1916 à l’âge de 27 ans. Il est inhumé au cimetière chrétien de Beleimadick. Il habitait 29 rue Dupuy-de-Lôme à Lorient. Son nom figure sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.


[1] Ce surnom lui est donné à cause de sa forme  allongée d’où émerge le kiosque situé à l’extrémité arrière du sous-marin.