24 octobre 1916 - 2 Morts pour la France

Goudiveze Félix-Léon-Marie

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Soldat de 2e classe
Croix de guerre avec étoile de bronze
1er Régiment d’infanterie coloniale du Maroc 
1889-1916

« Soldat remarquable par sa bravoure et son sang-froid. A été tué en montant bravement à l’assaut des positions ennemies fortement organisées le 24 octobre 1916.» Citation à l’ordre du régiment du 24 octobre 1916.

Né à Lorient, le 27 septembre 1889, de Louis, Jacques Goudiveze, gardien de bureau au port et de Jeanne, Perrine Fravallo. Recrutement de Lorient. Matricule 018493/440. Classe 1909. À la suite de la conduite héroïque du régiment, lors de la prise du village de Fleury, le 18 août 1916, le général Mangin lui « réserve » la reconquête de Douaumont. Quelques jours avant l’assaut le lieutenant-colonel Régnier harangue les soldats : «Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats ! Les Allemands ont mis six mois pour venir de Fleury à Douaumont[1], marsouins du Maroc, je vous donne six heures pour les reconduire de Fleury à Douaumont. » Le 24 octobre 1916, le régiment s’élance dans le brouillard franchissant dans la boue et sous la mitraille les premières pentes avant de contourner le fort et de s’en emparer au prix d’efforts acharnés et de sacrifices considérables. Les pertes sont évaluées à 852 tués ou blessés dont 23 officiers. » Lors de cette attaque, le soldat Félix Goudiveze[2] tombe glorieusement à l’ennemi à l’âge de 27 ans alors qu’il charge l’ennemi à la baïonnette. À l’issue de la reprise du Fort de Douaumont, le général Nivelle s’adresse aux valeureux combattants : « Officiers, sous-officiers et soldats du groupement Mangin : En quatre heures dans un assaut magnifique, vous avez enlevé d’un seul coup à votre puissant ennemi, le terrain hérissé d’obstacles et de forteresses au nord-est de Verdun, qu’il avait mis huit mois à vous arracher par lambeaux, au prix d’efforts acharnés et de sacrifices considérables. Vous avez ajouté de nouvelles éclatantes gloires à celles qui couvrent les drapeaux de l’Armée de Verdun. Au nom de cette Armée, je vous remercie. Vous avez bien mérité de la Patrie. » Afin de récompenser le glorieux régiment, le président de la République Raymond Poincaré, accompagné du général Mangin, décore le 6 novembre 1916, le drapeau du régiment de la Légion d’honneur et lui attribue sa 3e croix de guerre avec palme. Une part de cette prestigieuse récompense revient aux braves tombés au champ d’honneur et particulièrement au soldat Goudiveze. Une messe est célébrée pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le jeudi 22 mars 1917. Il habitait 20 rue Louis Blanc à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.


[1] Pris par les Allemands le 25 février 1916.
[2] Ancien chaudronnier en cuivre de l’arsenal de Lorient.

Le Lan Pierre-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
265e Régiment d’infanterie
1894-1916

Né à Caudan (Morbihan), le 16 août 1894, d’Yves Le Lan, ouvrier au port et de Radegonde Gouronc, ménagère. Recrutement de Lorient. Matricule 16976/1399. Classe 1914. Le 13 septembre 1914, il est incorporé au 93e régiment d’infanterie. En octobre 1916, il passe au 265e régiment d’infanterie et décède accidentellement en service commandé en gare de Clermont-sur-Loire Le Cellier (Loire-Inférieure), le 24 octobre 1916 à l’âge de 22 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le mardi 16 janvier 1917. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech. Il habitait 16 rue Louis Roche à Lorient.