16 avril 1917 - 15 Morts pour la France

Audrain Eugène-Louis-Marie

© Mémoire des Hommes
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1er Sapeur mineur
Croix de guerre
6e Régiment du génie
1887-1917

« Mortellement blessé en exécutant un passage pour l’artillerie sous un violent bombardement ennemi. Sapeur ayant toujours donné l’exemple du courage. »

Né à Lorient, le 20 janvier 1887, de Jean-Marie Audrain, cordonnier et de Marie, Yvonne Le Brigand. Recrutement de Lorient. Matricule 03852bis/1217. Classe 1907. Ouvrier aux établissements maritimes du port de Lorient, il est affecté en août 1914 au 62e Régiment d’infanterie. Il passe au 6e génie le 19 février 1916 et est tué à l’ennemi à Cerny-en-Laonnois (Aisne), le 16 avril 1917 à l’âge de 30 ans. Il habitait 4 ruelle des Quais à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.

Barbin Paul-Georges-Marie

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Enseigne de vaisseau de 1e classe
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre avec palme
Torpilleur roumain Zmeul
1891-1917
Disparu en mer

Né à Lorient, le 31 mars 1891, d’Henri, Victor Barbin, lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d’honneur et de Marie Frot. Il entre à l’École navale en 1909 et après diverses affectations à la mer, il rejoint comme enseigne de vaisseau la brigade des fusiliers-marins. Il s’illustre particulièrement lors de la prise du village de Carency dans le Pas-de-Calais en mai 1915 et est cité à l’ordre du corps d’armée : « Attaché à l’État-Major de l’artillerie divisionnaire, a déployé dans l’organisation et l’exercice du commandement de l’artillerie de tranchées les plus brillantes qualités de bravoure, d’endurance et de coup d’œil, et a contribué très efficacement par l’action de cette artillerie, à l’enlèvement d’un village puissamment fortifié. » Il est de nouveau cité à l’ordre de l’armée navale en juin 1915 : « A rendu les plus grands services à la division dans l’organisation et le tir de l’artillerie de tranchées. A donné depuis plusieurs mois, dans les opérations de siège de deux villages fortement organisé et surtout dans les combats quotidiens du 9 et 30 mai, le plus bel exemple d’endurance, d’énergie et de mépris du danger, dirigeant lui-même, nuit et jour, le tir de nombreuses bombes, souvent à moins de cinquante mètres de l’ennemi, et contribuant ainsi puissamment à l’enlèvement de ces positions. » Par la suite, il est affecté à la Mission navale française auprès de la Marine Roumaine et embarque sur le torpilleur roumain Zmeul. Il disparaît en mer lors du naufrage de ce bâtiment qui heurte une mine turque au large de Salina dans le Delta du Danube, le 16 avril 1917 à l’âge de 26 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le samedi 19 mai 1917. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église et de l’institution Saint-Louis à Lorient et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Il était le fils du contre-amiral Barbin, affecté au port de Lorient au début de la guerre (1914-1915) et dans le cadre de réserve au 1er janvier 1917.

Cariou Aimé-Pierre-Henri

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Lieutenant de vaisseau
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix d’honneur roumaine
Mort héroïquement à bord du torpilleur roumain Zmeul
1888-1917

« S’est distingué en faisant sauter, sous un bombardement d’avions, un pont que les tentatives précédentes n’avaient réussi qu’à ébranler. A organisé des groupes de chalands armés de pièces de marine et en faisant tous les tirs de réglage sous un feu violent d’artillerie.» Journal officiel du 16 avril 1917.

Né à Lorient, le 31 juillet 1888, de Pierre, Henri Cariou, deuxième maître canonnier de la flotte et d’Henriette, Reine Rouilloux, tailleuse. Il entre à l’École navale en 1906. Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1911, il sert sur le cuirassé République. Après diverses affectations, il est nommé en 1916 à la Mission navale française auprès de la Marine Roumaine et s’emploie à équiper les canonnières fluviales et à former les personnels au tir. Il meurt héroïquement lors du naufrage du torpilleur Zmeul qui heurte une mine turque au large de Salina dans le Delta du Danube, le 16 avril 1917 à l’âge de 28 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Brigitte de Merville, le lundi 17 septembre 1917. Sa dépouille mortelle est rapatriée à Lorient, le mardi 19 septembre 1922. Il est inhumé au cimetière de Kerentrech, le mercredi 20 septembre 1922. Carré 1 -Tombe n° 15. Il habitait 61, rue de Larmor à Lorient. Son nom figure sur la stèle commémorative du lycée de Lorient.  

Cornet Henri-Joseph-Marie

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Soldat de 2e classe
208e Régiment d’infanterie
1897-1917

Né à Roubaix (Nord), le 29 mai 1897, de Henry, Jules, Jean Cornet, employé de commerce et d’Henriette, Apolline Lecoutre, ménagère. Recrutement de Lille. Matricule 14854/2945. Classe 1917. Il est tué à l’ennemi au Bois-de-Beaumarais (Aisne), le 16 avril 1917 à l’âge de 19 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Craonnelle dans l’Aisne. Tombe n°551. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

Couëdel Joseph-Marie

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Soldat de 2e classe
93e Régiment d’infanterie
1897-1917

Né à Guissény (Finistère), le 20 novembre 1897, de Joseph, Marie Couëdel et de Marie, Augustine Belz. Recrutement de Lorient. Matricule 11355/503. Classe 1917. Le 8 janvier 1916, il est incorporé au 137e régiment d’infanterie et passe le 18 juillet 1916 au 93e d’infanterie. Il décède de ses blessures de guerre à l’hôpital Mont-Notre-Dame (Aisne), le 16 avril 1917 à l’âge de 19 ans. Une messe est dite pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le lundi 4 juin 1917. Sa dépouille mortelle est rapatriée du front, le vendredi 5 mai 1922 à Vannes puis à Lorient. Ses obsèques sont célébrées en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le dimanche 7 mai 1922, suivies de l’inhumation au carré militaire du cimetière de Carnel à Lorient. Carré 50 bis - Tombe n° 63. Il habitait 22 rue Lesage à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

Deschamps Francisque-Raymond-Émile

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Sous-lieutenant
Croix de guerre
6e Régiment d’infanterie coloniale
1887-1917

« L’activité et la bravoure déployée par nos hommes ont été dignes d’admiration et chacun a fait largement son devoir. »

Né à Montluçon (Allier), le 5 septembre 1887, de Joseph, Jean Deschamps, professeur au lycée et de Marie, Pauline, Alice Dandurand. Il épouse à Paris, le 7 décembre 1916, Marie, Françoise Croizer. Recrutement de la Seine (3e bureau). Matricule 4359/4828. Classe 1907. Depuis le 30 janvier 1917, le 6e colonial est dans l’Aisne et « le secteur d’attaque du régiment se trouvait en face de Cerny-en-Laonnois, petit village situé dans les lignes allemandes et compris dans notre objectif. Nos premières lignes passaient immédiatement au sud du Chemin des Dames, en avant du village de Troyon. Les tranchées ennemies, fortement organisées, protégées par d’épais réseau de fils de fer, de nombreux blockhaus de mitrailleuses, défendaient les crêtes qui dominaient nos lignes ainsi que la vallée de l’Ailette.1 » Le 16 avril à six heures du matin, malgré un violent tir de barrage effectué par l’ennemi, les soldats du 6e colonial se lancent sans hésitation à l’assaut des tranchées adverses et s’en emparent. Le régiment est éprouvé par ces deux jours de combat et déplore la perte de « 22 officiers et 700 hommes tués, blessés ou disparus. » Parmi ces derniers figure le jeune sous-lieutenant Deschamps tué à l’ennemi à Troyon (Aisne), le 16 avril 1917 à l’âge de 29 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le jeudi 13 septembre 1917. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis à Lorient et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

1 Historique du 6e Régiment d’infanterie coloniale.

Grovalet Edmond-Alexandre-Marie

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Capitaine
66e Bataillon de tirailleurs sénégalais
1877-1917

Né à Lorient, le 21 septembre 1877, d’Alexandre, Louis, Marie Grovalet, commis des directions des travaux de la marine et d’Angela, Maria Le Prévost. Recrutement de Lorient. Matricule 1347/1274. Classe 1897. Ce Saint-Cyrien de la 82e promotion de « Bourbaki » 1897-1899 est tué à l’ennemi « d’une balle en plein front au moment où il chargeait l’ennemi à la tête de son bataillon de sénégalais1 » au Chemin des Dames (Aisne), le 16 avril 1917 à l’âge de 39 ans. Il laisse une jeune veuve avec un nouveau-né de quelques jours. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le mardi 19 juin 1917. Son nom figure sur la stèle commémorative du lycée de Lorient et sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan.

1 Lors de l’attaque du 16 avril 1917, les tirailleurs sénégalais sont décimés par le froid et par l’artillerie ennemie. Le ministre de la Guerre, Paul Painlevé estime que le nombre de tirailleurs tués entre le 16 et le 30 avril 1917 s’élève à 7. 300 hommes. Ce terrible bilan est à l’origine du surnom donné au général Mangin : le « boucher des Noirs ».

Hémon François-Marie-Louis-Joachim

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Adjudant
Médaille militaire
Croix de guerre
154e Régiment d’infanterie
1888-1917

Né à Lorient, le 27 juillet 1888, de François, Marie Hémon, garçon épicier et de Marie, Martine Le Bray. Il épouse à Lorient, le 8 mai 1913, Jeanne, Louise Evanno. Recrutement de Lorient. Matricule 01531/1354. Classe 1908. Il est tué à l’ennemi à Berry-au-Bac (Aisne), le 16 avril 1917 à l’âge de 28 ans. Une messe est dite pour le repos de son âme en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le mercredi 30 mai 1917. Sa dépouille mortelle est rapatriée du front, le 4 mars 1922 à Vannes puis à Lorient. Ses obsèques sont célébrées le mercredi 8 mars 1922. La presse locale rend hommage à cet instituteur public et rappelle « son dévouement, son héroïsme et la foi patriotique qui l’animait. » Il est inhumé au cimetière de Carnel. Carré 18 - Tombe n° 105. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.  

Hémon Victor-Hyppolite

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Sous-lieutenant
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre
2e Régiment d’infanterie coloniale
1886-1917

« Officier qui a toujours fait preuve du plus grand courage et d’un admirable mépris du danger. Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses. À brillamment conduit les vagues de nettoyeur de tranchées le 16 avril 1917. A été mortellement blessé au cours de l’action. » Citation à l’ordre de l’armée.

Né à Châteaulin (Finistère), le 11 avril 1886, d’Hippolyte, Guillaume Hémon et de Maria, Eulalie Caron. Il épouse à Lorient, le 17 juillet 1913, Marie, Yvonne Guyader. Recrutement de Quimper. Matricule 131. Classe 1906. En mars 1917, après une marche épuisante de trente-quatre kilomètres dans un froid glacial de - 21° à tel point que « le contenu des bidons, le pain étaient gelés1 » les soldats arrivent à la ferme Party et remplacent quelques jours plus tard le 5e RIC. Le régiment est relevé à son tour le 4 avril et se prépare pour l’offensive Nivelle sur le Chemin des Dames. Le 16 avril, à 6 heures du matin, l’assaut commence sous le feu des mitrailleuses ennemies qui font d’énormes ravages parmi les hommes mais ne les empêchent pas de progresser et de s’emparer des tranchées de Franconie de la Courtine et de Battemberg. Cette progression est très vite enrayée par l’adversaire puissamment retranché derrière ses tranchées abris. Pendant ce temps, le sous-lieutenant Hémon à la tête des nettoyeurs de tranchées entre en action et tombe mortellement blessé. Il décède de ses blessures de guerre à l’ambulance 13/17 à Courville (Marne), le 16 avril 1917 à l’âge de 31 ans. Un service funèbre pour le repos de son âme est célébré en l’église Sainte-Anne d’Arvor, le lundi 21 mai 1917. Sa dépouille mortelle est rapatriée du front, le samedi 27 mai 1922 à Vannes puis à Lorient. Il est inhumé au cimetière de Carnel, le lundi 29 mai 1922. Carré 15 - Tombe n° 43. Il habitait 36 rue Lesage à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

1 Historique du 2e Régiment d’infanterie coloniale.

Le Marec Aubin

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Sergent
Croix de guerre
6e Régiment d’infanterie coloniale
1886-1917

« Excellent gradé. Malgré de lourdes pertes, a remarquablement mené sa fraction et défendu les tranchées conquises. » Citation à l’ordre de la brigade du 21 septembre 1916.

Né à Languidic (Morbihan), le 23 décembre 1886, de Jean-François Le Marec, cultivateur et de Jeanne, Marie Evanno, cultivatrice. Recrutement de Lorient. Matricule 845/1938. Classe 1906. Le 3 décembre 1906, il s’engage au 2e régiment d’infanterie coloniale et commence une carrière coloniale qui le mène en Cochinchine de 1908 à 1915 puis en Orient. Le 13 avril 1917, le sergent Aubin Le Marec écrit à son frère Jean : « Je tacherai de t’écrire aussitôt l’attaque. Sans adieu, j’espère que tout se passera bien. » Son régiment est alors en face du village de Cerny-en-Laonnois situé dans les lignes allemandes et fortement protégé par un réseau dense de fils de fer et de nombreux abris de mitrailleuses.

Le 16 avril à six heures du matin, malgré un violent tir de barrage effectué par l’ennemi, les soldats du 6e colonial se lancent sans hésitation à l’assaut des tranchées adverses et s’en emparent. « La crête du Chemin des Dames était ainsi largement dépassée, d’excellents observatoires dominant la vallée de l’Ailette tombaient entre nos mains. 1 » Malgré de nombreuses contre-attaques allemandes, les hommes s’accrochent au terrain et résistent vaillamment. Le régiment est éprouvé par ces deux jours de combat et déplore la perte de « 22 officiers et 700 hommes tués, blessés ou disparus. » Parmi ces derniers figure le sergent Le Marec, tué à l’ennemi à Troyon dans l’Aisne, le 16 avril 1917 à l’âge de 30 ans. Il a fait son devoir comme le remarque le régiment : « L’activité et la bravoure déployée par nos hommes ont été dignes d’admiration et chacun a fait largement son devoir. » Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Sainte-Anne d’Arvor.

1 Historique du 6e Régiment d’infanterie coloniale. 

Le Vanic Louis-Joseph

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Soldat de 2e classe
5e Régiment d’infanterie coloniale
1890-1917
Disparu au combat

Né à Ploemeur (Morbihan), le 12 juillet 1890, de Jean, Pierre, Marie Le Vanic, cultivateur et de Marie, Yvonne, Magdeleine Le Quintrec, cultivatrice. Recrutement de Lorient. Matricule 7398/1142. Classe 1910. Il est tué à l’ennemi à Paissy (Aisne), le 16 avril 1917 à l’âge de 26 ans. Depuis le début de janvier 1917, le 5e colonial occupe le sous-secteur de Paissy dans l’Aisne et alterne les périodes au front avec des périodes d’instruction au camp de Dravegny dans l’Aisne. Les 5 et 6 mars, les hommes renouent avec les combats et les bombardements intenses qui font de nombreuses victimes. Ils sont aussi confrontés aux rigueurs climatiques et aux brusques écarts de température qui provoquent le dégel en « inondant les tranchées et boyaux, les transformant en mares de boue gluante.1 » Puis, c’est à nouveau la répétition des exercices d’attaque au camp de Dravegny, avant la grande offensive du 16 avril 1917 sur le Chemin des Dames. À l’heure H, les soldats s’élancent « avec un enthousiasme incomparable » à l’attaque des tranchées ennemies et sont accueillis par le feu violent des mitrailleuses. Les combats sont rudes et meurtriers et les hommes décimés par un adversaire retranché derrière des positions inexpugnables. En deux jours, le 5e colonial perd 9 officiers et 141 hommes de troupe dont le soldat Le Vanic. Il habitait 39 rue Ratier à Lorient. Son nom figure sur le monument aux morts de Ploemeur dans le Morbihan.

1 Historique du 5e Régiment d’infanterie coloniale.

Polisset Fernand

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Soldat de 2e classe
Croix de guerre avec étoile d’argent
161e Régiment d’infanterie
1897-1917

« Belle conduite au feu le 16 avril 1917. Tué. »

Né à Lorient, le 29 août 1897, d’Anatole, Joseph Polisset, coiffeur et d’Émilie, Marie Moëllo. Recrutement de Lorient. Matricule 16549/114. Classe 1915/1917. Le 31 août 1915, il s’engage au 65e régiment d’infanterie et passe quelques mois plus tard au 93e d’infanterie. En 1916, il est blessé et une citation à l’ordre du régiment (18 mars 1916) récompense sa bravoure au combat : « Grenadier volontaire, a été blessé au moment où il montait sur la banquette de tir, il visait la tranchée ennemie et l’arrosait de grenades. » Le 23 octobre 1916, il est affecté au 161e d’infanterie. Il est tué à l’ennemi à Sapigneul (Marne), le 16 avril 1917 à l’âge de 19 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le lundi 4 juin 1917. Il habitait 19 rue du Morbihan à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.  

Ricard Émile-Alphonse

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Soldat de 2e classe
44e Régiment d’infanterie
1894-1917
Disparu au combat

Né à Lorient, le 20 décembre 1894, d’Émile Ricard, deuxième maître fourrier et d’Alphonsine, Louise Olichon. Recrutement de Lorient. Matricule 18772/1510. Classe 1914. Le 16 décembre 1914, il est incorporé au 116e régiment d’infanterie. Après de multiples affectations, il passe le 12 septembre 1916 au 44e d’infanterie. Il disparaît au combat à la ferme du Godat (Marne), le 16 avril 1917 à l’âge de 22 ans. Il habitait 22 rue du Pont à Lorient.
 

Testard Paul-Joseph-Marie-Alain

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Aspirant
Médaille militaire
Croix de guerre
108e Régiment d’infanterie
1897-1917

« Excellent gradé. Plein d’énergie et d’entrain. Très belle attitude au feu. Tué à son poste de combat le 15 avril 1917. »

Né à Poitiers (Vienne), le 14 avril 1897, d’Armand, Etienne Testard, comptable à la Banque de France et de Noémie, Marie, Anne Péraux. Recrutement de Lorient. Matricule 11557/137. Classe 1915/1917. Cet engagé volontaire en juillet 1915, intègre le 18 septembre 1916, le Centre d’instruction d’élèves-aspirants de Saint-Cyr1. IL est tué « glorieusement à son poste de combat » à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne), le 16 avril 1917 à l’âge de 20 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Jonchery-sur-Suippes dans la Marne. Tombe n° 213. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le samedi 12 mai 1917. Il habitait 2 rue Hoche à Lorient. Son nom figure sur le monument aux morts du carré militaire du cimetière de Carnel, sur les plaquettes commémoratives de l’église et de l’institution Saint-Louis et sur la stèle du lycée de Lorient.

1 La 100e promotion « des Drapeaux et de l’Amitié Américaine. »

Villier Henri-Marie

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Soldat de 2e classe
46e Régiment d’infanterie
1896-1917
Disparu au combat

Né à Lorient, le 2 septembre 1896, de Fortuné, Alfred, Joseph Villier, quartier-maître mécanicien de la flotte et d’Henriette, Françoise Desprès, repasseuse. Recrutement de Lorient. Matricule 15668/151. Classe 1916. Il disparaît au combat au Bois des Buttes (Aisne), le 16 avril 1917 à l’âge de 20 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le mercredi 3 octobre 1917. Il habitait 8 rue du Lycée à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.