17 février 1917 - 1 Mort pour la France

Herbreteau Joseph-Jean-Louis

© Mémoire des Hommes
© Mémoire des Hommes

Adjudant-chef
Médaille militaire
Médaille commémorative de la Grande Guerre
Médaille coloniale
1er Régiment d’artillerie coloniale
1876-1917

Né à Avrillé (Vendée), le 25 mars 1876, de Louis Herbreteau, régisseur et de Philomène, Aspasie, Rose, Véronique Laidet, ménagère. Il épouse à Ploemeur (Morbihan), le 17 février 1912, Louise, Aimée, Joséphine Béteau. Recrutement de La Roche-sur-Yon. Matricule 830. Classe 1896. Ce militaire de carrière effectue l’essentiel de sa carrière au Soudan de 1901 à 1902, au Tonkin de 1904 à 1911, puis au Maroc de 1911 à 1914. Le 26 janvier 1914, il est affecté au 1er régiment d’artillerie coloniale à Lorient. À la mobilisation, il quitte le 8 août la caserne Frébault à Lorient pour Révigny dans la Meuse. Quelques jours plus tard, le régiment franchit la frontière belge et se dirige vers Neufchâteau. Le baptême du feu est particulièrement violent et les pertes nombreuses « en personnel et en chevaux. » Devant un adversaire supérieur en nombre, le 1er RAC bat en retraite tout en infligeant des pertes sérieuses aux troupes allemandes. C’est le combat de Saint-Walfroy (25 août 1914) dans les Ardennes puis celui de la forêt de Jaulnay (26, 27, 28 août 1914). Après la victoire de la Marne et la poursuite des troupes ennemies, le régiment est confronté à la guerre de tranchée et aux attentes interminables dans le froid glacial du début d’hiver. En 1915, il prend part aux furieux combats pour la possession du fortin de Beauséjour dans la Marne « pendant laquelle les batteries du 1er régiment d’artillerie coloniale ont dû, jour et nuit, effectuer des tirs de préparation, de barrage et de harcèlement, ne disposant que d’installations rudimentaires, par une température des plus rigoureuses. » Puis c’est la Main de Massiges et de nouvelles pertes humaines. Au début de l’année 1916, le régiment est dans la Somme et reprend à « l’ennemi les bois de la Vache et du Signal.1 » A cette même période, l’adjudant-chef Herbreteau est en permission à Lorient et s’apprête « à prendre l’express de 7 heures du soir le 12 février. S’étant arrêté quelques instants à causer sur le quai de la gare avec des amis, il s’aperçut tout à coup que le convoi s’ébranlait. Voulant monter dans un compartiment, il glissa et eut le pied fortement tailladé par les roues du wagon. » Il est aussitôt transporté à l’hôpital Bodélio où il décède le 17 février 1917 à l’âge de 40 ans. Il habitait la rue Sainte-Anne à Lorient. Il est inhumé au carré militaire du cimetière de Carnel. Carré 50 - Tombe n° 164.

1 Historique du 1er Régiment d’artillerie coloniale.