11 juillet 1917 - 2 Morts pour la France

Chancelier Antoine-Charles-Fernand

© Mémoire des Hommes
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Docteur en pharmacie
Pharmacien aide-major de 2e classe
Croix de guerre avec étoile d’or
IVe Armée
1887-1917

« Aux armées depuis le début de la campagne, a constamment fait preuve des meilleures qualités militaires et professionnelles. Officier très actif, très courageux, a montré le plus grand sang-froid et le plus réel mépris du danger, lorsqu’à plusieurs reprises les prélèvements opérés par les services du laboratoire l’ont amené dans des régions violemment bombardées. A été tué, le 11 juillet 1917, par un projectile ennemi.[1] »

Né à Le Fau (Cantal), le 4 juillet 1887, d’Antoine Chancelier, instituteur public et d’Anna, Marie, Claire, Antoinette Tabaize, institutrice publique. Il épouse à Lorient, le 18 avril 1911, Marguerite, Léonie, Élisabeth Gardès. Recrutement d’Aurillac. Matricule 1992. Classe 1907. Il décède de ses blessures de guerre à l’hôpital de Châlons-sur-Marne, le 11 juillet 1917 à l’âge de 30 ans. Le 13 juillet 1917, lors de ses obsèques, un émouvant discours relate son parcours militaire : « Mobilisé dès le début des hostilités et, constamment aux Armées depuis, Chancelier avait d’abord été affecté à une ambulance comme infirmier. L’estime et la confiance qu’il inspirait à tous le désignait bientôt pour le laboratoire d’Armées, où il fut rapidement promu pharmacien auxiliaire puis pharmacien aide-major (…) Très actif, très courageux, il aurait voulu être de toutes les missions périlleuses. À plusieurs reprises les circonstances lui avaient donné l’occasion de faire preuve des meilleures qualités militaires. Surpris dans le service par des bombardements violents, il conservait le plus parfait sang-froid et, sans se soucier du péril exécutait fidèlement la mission dont il était chargé. » Ses qualités humaines sont particulièrement mises en avant : «Sa nature expansive et affectueuse lui attirait de chaudes sympathies qu’il savait apprécier et payer de retour. Plein de cœur et d’affection, toute sa vie et ses pensées appartenaient à sa famille. Son devoir l’avait depuis trois ans séparé d’elle et éloigné d’un foyer qu’il chérissait et qu’il venait de fonder. Le souvenir des siens ne le quittait jamais (…) Il emporte avec lui l’estime de tous ceux qui l’ont connu, la confiance et l’affection de ses camarades et de ses chefs ; qu’il a toujours fait vaillamment son devoir ; qu’il est mort à son poste, d’un projectile ennemi, pour les siens, pour la Patrie ! » Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le vendredi 3 août 1917. Il habitait 7 rue des Fontaines à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives du lycée et de l’église Saint-Louis à Lorient et sur le monument aux morts de Sauvat dans le Cantal. Son frère Maurice est tué à l’ennemi le 23 mars 1918 à Viry-Noureuil dans l’Aisne.


[1] Citation du général Gouraud, commandant la IVe armée.

Le Floch Désiré-Louis-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
46e Régiment d’artillerie 
1886-1917

Né à Lorient, le 18 octobre 1886, de Louis Le Floch, maçon et de Marie, Marguerite, Le Gorju. Il épouse à Lorient, le 31 août 1911, Marie, Joseph, Le Garrec. Recrutement de Lorient. Matricule 263/1091. Classe 1906. Il décède de maladie contractée en service à l’hôpital sanitaire auxiliaire 63 à Saint-Genis-Laval (Rhône), le 11 juillet 1917 à l’âge de 30 ans. Il est inhumé à Saint-Genis-Laval. Il habitait 105 rue de Brest à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech.