4 mai 1917 - 6 Morts pour la France

Bohec Ernest-Parfait

© Mémoire des Hommes
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Caporal
Médaille militaire
Croix de guerre avec palme
228e Régiment d’infanterie
1894-1917

« Caporal d’élite, le 22 avril 1917 ayant reçu la mission de vérifier l’état des réseaux ennemis, s’est porté résolument en avant sous un feu de mitrailleuses et a été grièvement blessé. »

Né à Lorient, le 6 novembre 1894, de Jean, François Bohec, charpentier au port et de Jeanne, Marie Le Mintec. Recrutement de Lorient. Matricule 1184. Classe 1914. Au front, le caporal Bohec se distingue rapidement par sa bravoure et son total mépris du danger. Il est cité à l’ordre du régiment : « Le 6 juillet 1916 au cours d’un combat dans un boyau et sous un feu violent de grenades ennemies a tenu tête à l’adversaire pendant 3 heures consécutives, et a réussi à progresser dans le boyau, malgré une contre-attaque ennemie. A déjà fait preuve d’une grande bravoure dans les combats précédents. » Grièvement blessé le 22 avril 1917, il décède à l’ambulance 237 à Soissons (Aisne), le 4 mai 1917 à l’âge de 22 ans. Une messe est dite pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech à Lorient, le mardi 26 juin 1917. Sa dépouille mortelle est rapatriée du front à Lorient et ses obsèques sont célébrées en l’église Saint-Joseph de Keryado, le samedi 4 février 1922, suivies de l’inhumation au cimetière de Keryado. Son nom figure sur le monument aux morts de Keryado.

Ollichon Lucie-Marie-Ernestine

Infirmière militaire
Morte victime de son dévouement
1873-1917

Née à Lorient, le 8 février 1873, de Joseph Ollichon, maître d’hôtel embarqué sur l’Euménide et de Marie, Josèphe Lecoq. Elle décède à l’hôpital complémentaire du Parc Chambrun à Nice (Alpes-Maritimes), le 4 mai 1917 à l’âge de 44 ans. La presse locale du dimanche 13 mai 1917 consacre quelques lignes à son décès : « Mort à Nice d’une infirmière Lorientaise. » Après plusieurs années au sein des services sanitaires de la région parisienne et « en état de santé précaire » Lucie Ollichon souhaite changer de poste. En janvier 1917, elle rejoint l’hôpital Chambrun de Nice et s’acquitte de son service malgré une extrême fatigue. Elle décède dans cette dernière ville et est inhumée au carré militaire du cimetière de Nice. Carré 887. Tombe n°11861. Un service funèbre pour le repos de son âme est célébré en l’église Saint-Louis, le lundi 14 mai 1917. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.

Pasco Georges

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
170e Régiment d’infanterie
1896-1917
Disparu au combat

Né à Pontivy (Morbihan), le 7 juin 1896, de Laurent, Marie Pasco et de Jeanne, Louise Huet. Recrutement de Lorient. Matricule 13819/2123. Classe 1916. Ce militaire de carrière disparaît au combat à Cauroy-Lès-Hermonville (Marne), le 4 mai 1917 à l’âge de 20 ans.

Plusquellec Marcel-Yves-Olivier

© Mémoire des Hommes
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Sergent
48e Régiment d’infanterie
1896-1917

Né à Lorient, le 31 mars 1896, de François, Marie Plusquellec, sergent-major au 62e de ligne et de Jeanne, Yvonne Picart. Recrutement de Lorient. Matricule 07819/739. Classe 1916. Le 8 avril 1915, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie. Il est tué à l’ennemi au Mont-Cornillet (Marne), le 4 mai 1917 à l’âge de 21 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Sainte-Brigitte de Merville, le samedi 7 juillet 1917. Il est inhumé à la nécropole nationale de Sillery dans la Marne. Tombe n° 2912. Il habitait 20 rue des Marronniers à Lorient. Son nom figure sur le mur de clôture du mémorial de Sainte-Anne d’Auray dans le Morbihan. Son frère François est tué à l’ennemi le 14 août 1916 dans la Meuse.

Quillien François-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
48e Régiment d’infanterie
1896-1917
Disparu au combat

Né à Lorient, le 10 juin 1896, de Jean-François Quillien, peintre et de Marie, Étiennette, Stéphanie Le Pitte, domestique. Recrutement de Lorient. Matricule 8432/751. Classe 1916. Le 9 avril 1915, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie. Il disparaît au combat au Mont-Cornillet (Marne), le 4 mai 1917 à l’âge de 20 ans. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech, le samedi 24 mai 1919. Il habitait 62 rue de l’Eau Courante à Lorient.

Sellier Jacques-Pierre-Marie

© Mémoire des Hommes
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Soldat de 2e classe
48e Régiment d’infanterie
1896-1917

Né à Lorient, le 3 octobre 1896, de Corentin Sellier, quartier-maître torpilleur et de Marie Cariou. Recrutement de Lorient. Matricule 8570/145. Classe 1916. Le 9 avril 1915, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie. Lors de l’attaque du Mont-Cornillet dans la Marne, le 30 avril 1917, le 48e relève le 71e d’infanterie et se lance à son tour, le 4 mai, à l’assaut des pentes escarpées du Mont. Il est surpris par les mitrailleuses ennemies « qui avaient l’air de sortir de terre, de surgir de nombreux puits.[1] » Cette offensive périlleuse se traduit par de nombreuses pertes pour le régiment estimées à : « 40 tués, 160 blessés et 257 disparus » dont le soldat Sellier tué à l’ennemi au Mont-Cornillet (Marne), le 4 mai 1917 à l’âge de 20 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Sept-Saulx dans la Marne. Tombe n° 2181. Un service funèbre est célébré pour le repos de son âme en l’église Saint-Louis, le 1er mai 1919. Il habitait 1 rue Colbert à Lorient. Son nom figure sur les plaquettes commémoratives de l’église Saint-Louis.


[1] Moreau, Christian.  La tragédie du Mont-Cornillet.